
Les électeurs béninois se sont rendus aux urnes ce dimanche 11 avril 2021 pour la présidentielle. Un scrutin qui s’est déroulé dans un contexte de crise sociale soldé par des irrégularités dans le processus de vote.
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Des agents des bureaux de vote filmés en pleine action de vote multiple. Des citoyens qui ont voté à la place des absents ou retardataires. Des vidéos qui font le tour de la toile depuis la soirée du dimanche de vote. Des commentaires de tout genre alors que l’institution en charge de l’organisation de cette élection présidentielle s’affaire pour rendre les résultats provisoires.
Les faits sortent parfois de l’entendement et projettent une image peu ordinaire du Bénin sur la scène internationale. Un pays réputé démocratique et respectueux des principes et valeurs démocratiques. « Non seulement le contexte socioéconomique ne crédibilise pas le scrutin, mais également ces actes devraient constituer un motif suffisamment grave pour annuler le scrutin présidentiel du dimanche dernier », réclament les acteurs politiques de l’opposition, l’aile de la résistance.
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Pour l’heure, aucune déclaration du pouvoir en place et la Commission électorale nationale autonome (CENA) institution en charge de l’organisation ne s’est pas encore prononcée alors que ses agents sont mis en cause. Des bourrages des urnes avec la complicité, dans certaines régions, des autorités locales.
Face à cet état de chose, le parti des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), parti de l’opposition qui a participé à ce scrutin se réserve le droit de se prononcer à la publication des chiffres officiels par la CENA.
[penci_blockquote style= »style-2″ align= »none » author= »Extrait du communiqué du parti FCBE » font_weight= »bold » font_style= »italic »]Le parti FCBE rappelle qu’il a été saisi des cas de séquestrations, de renvoi des représentants, de bourrage des urnes, des intimidations avec la complicité des forces de l’ordre et autorités surtout locales, d’annulation fantaisiste de voix, de transformation des résultats, de l’impossibilité de vote dans plusieurs arrondissements sur l’ensemble du territoire national.[/penci_blockquote]
Pour l’heure, aucune réaction du duo du parti Restaurer la confiance (RLC) et du duos Talon-Talata tous deux en lice pour cette course présidentielle.
Au regard de la loi N° 2019 – 43 du 15 novembre 2019 portant code électoral en République du Bénin, nul ne peut exercer plus d’un vote pour un scrutin ordinaire. L’article 77 et suivants stipulent que le vote de l’électeur doit être constaté par l’imposition de sa signature avec son pouce gauche. La même législation a prévu des sanctions à des contrevenants qui auraient fait plus d’un vote. Des sanctions que souhaitent des Béninois à l’endroit de ces « fautifs ».
Et pour ces cas fragrants de bourrage d’urne et de vote multiple, des citoyens ont formulé des recours à la Cour constitutionnelle, le juge du contentieux électoral pour la présidentielle. Les requérants demandent l’annulation du scrutin au regard de ces faits qui ont entaché, suivant leur développement, le scrutin présidentiel du dimanche dernier. La Cour qui a jugé recevable les différentes requêtes a déjà annoncé qu’il ne sera pas envisageable que le scrutin soit annulé, mais entend bien étudier chacune des requêtes.
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En fin de mission, les différents observateurs tant nationaux qu’internationaux ont rassuré de la bonne tenue dudit scrutin et de son bon déroulement. Ces missions ont signifié d’ailleurs que ces quelques irrégularités ne sont pas de nature à entacher le scrutin et ne pourraient pas engendre son annulation.
Signalons que les résultats provisoires de la CENA seront connus dans les toutes prochaines heures.