
Alors que les organisations régionales et internationales s’affairent de mieux en mieux à fournir à tous les pays, surtout les plus pauvres des doses de vaccin contre le covid-19, certains pays disposent de grandes quantités de vaccins inutilisés et périmés ; ou presque.
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16 420 et 59 000 doses de vaccins Oxford-AstraZeneca déjà périmées à la date du 13 avril 2021. C’est ce dont disposent le Malawi et le Sud-Soudan. Les deux pays ont, selon BBC News, affirmé avoir décidé de détruire ces lots, même si l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) souhaite qu’ils soient conservés pendant qu’elle examine si la date de péremption peut être prolongée en toute sécurité. En République Démocratique du Congo (RDC), sur les 1,7 millions de doses de vaccins obtenues grâce à l’initiative Covax, seulement 1 000 doses ont été utilisées en fin Avril. Devant être périmés le 24 juin, le reste est envoyé au Togo et au Ghana, deux pays qui ont déjà utilisé leur stock initial.
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La cause de ce retard et qui conduit à la destruction de ces doses de vaccin est diversement présentée. Dans sa déclaration, Phionah Atuhebwe, un des responsables à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Afrique n’était pas encore prête. Une chose qui, selon lui, explique la lenteur du démarrage des campagnes de vaccination dans ces pays africains.
La pauvreté reste pour d’autres un des freins au bon déroulement de la vaccination. John Nkengasong, responsable des centres de contrôle des maladies en Afrique affirme que ce dont l’Afrique a besoin, c’est un soutien accru pour augmenter le personnel de santé et les équipements. Et pour ce spécialiste, le continent, dans son ensemble, sait comment vacciner et a d’ailleurs vacciné pour d’autres maladies, mais la clé est de savoir comment passer à une autre vitesse.
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Cependant, l’insuffisance du réseau de transport qui faciliterait la vaccination dans les milieux reculés et l’insécurité dans certains pays en sont tout un autre problème. Pour d’autres encore l’hésitation des populations est aussi de la partie. Le ministre Sierra léonais de la Santé, Austin Demby, confiait à ce propos à BBC News qu’il a fallu du temps pour convaincre les gens car il ne s’agit pas seulement d’hésitation à l’égard des vaccins, c’est comme être sceptique à l’égard des vaccins.
Le virologue malawite, Gama Bandawe, confirme cela et affirme que le gouvernement a fait de son mieux, mais le grand public n’a peut-être pas été aussi réceptif que prévu. Selon ses propos, cette méfiance a joué un rôle dans l’incapacité du Malawi à utiliser toutes les fournitures reçues.