
Le temps des bilans de la catastrophe survenue en septembre 2023 qui a frappé Derna et l’est de la Libye par des inondations meurtrières est écoulé et la reconstruction est déjà actée. Près de 2 milliards de dollars sont à mobiliser à cet effet.
Après les inondations meurtrières qui ont ravagé Derna et l’est de la Libye avec 1,5 million de personnes touchées, place à la reconstruction. Selon un rapport de la Banque mondiale, l’ONU et l’Union européenne, 1,8 milliard de dollars est le coût pour cette réalisation. L’Évaluation rapide des dégâts et des besoins de la Libye (RDNA), basée sur une méthodologie internationale, a estimé « à 1,8 milliard de dollars le coût de la reconstruction » des zones dévastées dans la nuit du 10 au 11 septembre par la tempête Daniel.
Le rapport indique que 20 villes ont subi l’impact de Daniel, dont aussi les régions de Benghazi, Al Marj, Sahel Al Jabal et Al Akhdar qualifiant ainsi la tempête de « plus meurtrière en Afrique depuis 1900« , avec un état d’un bilan de « 4.352 morts confirmés, plus de 8.000 disparus et d’environ 250.000 personnes » qui nécessitent encore une aide humanitaire en Décembre. Le document a également précisé que l’incident a touché les logements. Ce qui a entraîné le déplacement de plusieurs personnes sans habitation. « Le secteur du logement a été durement touché, avec environ 18.500 habitations détruites ou endommagées, soit l’équivalent de 7% du parc immobilier« , selon le rapport.
A (re) lire : Bénin : Liste des 315 officiers et sous-officiers de la police républicaine mis à la retraite d’office
En ce qui concerne le secteur éducatif et la santé, 16.000 enfants, et leur accès aux soins et à l’éducation s’est détérioré. Le rapport précise que les inondations ont eu un impact majeur aussi sur les secteurs des transports, de l’approvisionnement en eau ainsi que sur le patrimoine culturel du pays.
Il faut souligner que l’Autorité gouvernementale de recherche et d’identification des disparus a annoncé mercredi avoir reçu un nouveau groupe de 5.000 échantillons d’ADN prélevés sur des dépouilles sorties des décombres, de la mer ou enterrées dans des fosses communes autour de Derna.