
Il aurait fallu quelques neuf mois après le coup d’Etat pour que la communauté internationale assiste à nouveau à un autre coup de force. Au moment où le Président de transition Bah Ndaw recherche le consensus, des militaires mécontents, agissent. Des appels fusent de partout pour le retour à l’ordre au Mali.
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Le Président de la transition, Bah Ndaw et le premier ministre Moctar Ouane conduits sous la contrainte au camp militaire de Kati, à quelques kilomètres de Bamako, haut lieu de l’appareil militaire malien. Ils y sont toujours et la communauté internationale s’inquiète et interpellent les responsables de ce coup de force à les libérer pour que revienne la paix en construction dans ce pays.
Tout est parti de la formation du nouveau gouvernement du premier ministre Mocatr Ouane. Dans la nouvelle équipe, l’armée ne dispose plus des portefeuilles ministériels clés comme la sécurité et la défense. Une chose qui fâche des hommes en uniforme qui ont décidé d’agir. Pas encore de déclaration officielle de changement de l’homme fort du pays, mais les mécontents disent être décidés à aller jusqu’au bout pour l’atteinte de leur objectif.
C’est le vice-président de la transition en cours au Mali, le colonel Assimi Goïta, qui conduit ce coup de force. L’homme fait partie des militaires qui avaient agi lors du putsch il y a 9 mois. Ses intentions ne sont pas encore clairement définies, pour l’heure.
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A la suite de ce coup de force, des personnalités du monde invitent les responsables à une action de paix et au rétablissement de l’ordre dans le pays. La mission des Nations unies au Mali, la Communauté des Etats ouest-africains (Cédéao), l’Union africaine, la France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni l’Allemagne et l’Union européenne ont affirmé dans un communiqué commun « leur ferme soutien aux autorités de la transition ». Ils ont rejeté par avance tout fait accompli, y compris une éventuelle démission forcée des dirigeants arrêtés.
Profondément préoccupé par la détention des dirigeants civils de la transition malienne. J'appelle au calme et à leur libération inconditionnelle. Mon Représentant spécial travaille avec la CEDEAO, l'UA et les acteurs internationaux soutenant la transition politique en cours. https://t.co/82dIXDcAD4
— António Guterres (@antonioguterres) May 25, 2021