Mali: Voici les missions du Conseil national de transition

Le Conseil national de transition au Mali est désormais en place depuis le week-end dernier. C’est ce dernier organe de la Transition qui va jouer le rôle d’Assemblée nationale pendant cette période qui doit aboutir à l’organisation d’élections générales.

« Le Conseil national de transition (CNT) fonctionnera comme une Assemblée nationale, conformément aux dispositions de la Constitution » explique Souleymane Dé, professeur de droit public à l’Université de Bamako, membre du Conseil national de transition. À la tête de ce conseil, le colonel Malick Diaw, vice-président de la junte, est élu samedi 5 décembre lors de l’installation du Conseil. Il sera ensuite doté d’un bureau, de groupes parlementaires et de commissions thématiques. Ces derniers ont trait à la défense, la santé, les Affaires étrangères, les Maliens de l’extérieur ou encore le développement rural, pour ne citer que quelques exemples.

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Plusieurs commissions d’enquête seront également mises en place. Il s’agira, en priorité, de la lutte contre la corruption et contre l’impunité. Des auditions pourraient se réaliser dans ce cadre. Les propositions de loi, pourront émaner du gouvernement ou des membres du CNT eux-mêmes.

[penci_blockquote style= »style-2″ align= »none » author= »Souleymane Dé » font_weight= »bold » font_style= »italic »]Il y a une continuité de l’État. Nous n’allons pas balayer d’un revers de la main tous les textes préparés sous l’ancien régime. Le Conseil National de Transition devra rapidement dresser l’inventaire de ces textes et sélectionner ceux qu’ils jugent prioritaires.[/penci_blockquote]

Au nombres des priorités du Conseil national de transition, la réforme administrative et l’opérationnalisation des nouvelles régions. Ces dernières sont créées en 2012, mais ne fonctionnent toujours pas en tant que tel.

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Le CNT procédera à l’adoption d’un pacte de stabilité sociale. Ce qui s’annonce compliqué compte tenu des mouvements de grèves qui se sont multipliés ces dernières semaines au Mali. Il y aura également la refonte du système éducatif, l’application de l’accord de paix de 2015 et, bien sûr, le rétablissement de la sécurité sur l’ensemble du territoire.

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