Traître nègrière : L’autre crime contre l’humanité à reconnaître

Le président ghanéen au nom du groupe africain, a exposé une résolution soutenue par l’Union africaine, plaçant la question des réparations au cœur des discussions internationales.

Le gouvernement Ghanéen, sous la direction du président John Dramani Mahama, a pris l’initiative d’une démarche diplomatique historique à l’Organisation des nations unies (ONU) ce mercredi 25 mars 2026, visant à faire reconnaître la traite transatlantique des esclaves comme un crime contre l’humanité. 

Le président ghanéen Dramani Mahama a souligné que les atrocités commises pendant des siècles ont résulté d’une déshumanisation systématique des Africains. Il a insisté sur le fait que les séquelles de cette période alimentent encore les inégalités mondiales. L’idée est de corriger une anomalie dans le droit international et la mémoire collective, légitimant ainsi les demandes de réparations pour les populations africaines et afro-descendantes.

Le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a critiqué la complaisance de certains dirigeants occidentaux. Il a rappelé que, contrairement à d’autres crimes contre l’humanité, la traite transatlantique n’a pas encore donné lieu à des compensations, ce qui témoigne d’un manque de respect pour la dignité des peuples noirs. En s’appuyant sur ce patrimoine douloureux, Accra souhaite documenter davantage cette histoire pour nourrir le plaidoyer international.

A (re) lire : Abuja, le pont du corridor transatlantique entre l’Afrique et les Caraïbes

Le Ghana, en tant que terre de mémoire, abrite de nombreux sites liés à la traite. Accra souhaite documenter davantage cette histoire pour renforcer son plaidoyer international. Cette action s’inscrit dans la Décennie d’action pour les réparations et le patrimoine africain (2026-2035) proclamée par l’Union africaine. Le vote attendu pourrait transformer la perception mondiale de cet héritage.

Donnez-nous votre avis

En savoir plus sur SUNVI MEDIA

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture