
Le ministère tunisien de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a annoncé une hausse de 9% de la récolte de blé pour la campagne agricole 2021-2022.
Selon le ministère, la moisson de blé pourrait passer de 16,4 millions de quintaux (saison 2020-2021) à 18 millions de quintaux cette saison ce qui confirmerait une hausse de 9%.
Pour le blé dur, la moisson fera entre 11,35 millions de quintaux, au lieu de 10,7 millions de quintaux pour la saison précédente, alors que le blé tendre stagnera à 1,17 million de quintaux. 5,2 millions de quintaux d’orge sont attendus cette année (contre 4,3 millions de quintaux l’année dernière). Le triticale quant à lui ferait 230 mille quintaux. Cette récolte qui a déjà commencé dans certains gouvernorats et s’étendra jusqu’à la mi-août bénéficie d’une grande implication du gouvernement.
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« La moisson a démarré dans la plupart des gouvernorats et se poursuivra jusqu’à la mi-août avec le recours à environ 2 500 moissonneuses. 23 laboratoires de calibrage de céréales ainsi que 170 centres de collecte dont 27 dans le gouvernorat de Siliana, ont été agréés. 13 mille hectares consacrés à la production des semences certifiées ont été agréés sur 18 mille hectares, sachant que cette opération se poursuit dans certaines régions ». Ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.
Alors que le gouvernement publiait le 3 juin 2022 le document de suivi de la mise en œuvre du programme national de réformes, qui expose sa vision d’une Tunisie ayant une bonne rentabilité des cultures nationales, autosuffisante en blé dur et ainsi moins dépendante des importations, cette prouesse sera une preuve de son dévouement à la tâche. A l’heure où la guerre Russo-Ukrainienne a causé une pénurie de blé en Afrique, cet exploit agricole pourra palier un petit peu au problème.