
Le Président béninois a donné ce jeudi 8 Février 2024, une conférence de presse. Au cours de cette sortie médiatique, Patrice Talon a évoqué tant les sujets d’ordre national qu’international.
Les Béninois ne sont pas aussi habitués à des conférences de presse du Président Patrice Talon depuis son accession au pouvoir en 2016. Mais lors de cet exercice médiatique, le Chef de l’État béninois a abordé la question de la révision de la Constitution qui agite le pays. Pour Talon, il n’a été nullement demandeur d’une quelconque révision de la Constitution. Il s’agit, suivant ses propos, d’une initiative d’un groupe de députés qui a voulu revoir certains pour ce texte fondamental.
«Je ne veux pas qu’on touche à une seule virgule de la constitution. Je l’ai dit aux Députés de la mouvance. Je ne demande aucune révision. La question du 3ème mandat est derrière nous. Le Bénin est un autre pays. Nous avons tourné cette page», a déclaré le président béninois mettant un terme aux rumeurs sur un troisième mandat évoqué par plusieurs acteurs politiques.
Quant à l’actualité politique qui secoue le Sénégal depuis l’annonce du report de l’élection présidentielle devant se tenir le 25 Février 2024, le Président béninois a déploré la mesure et a appelé à un dialogue afin qu’un terrain d’entente soit trouvé au sein des acteurs de la classe politique sénégalaise.
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Autre sujet qu’il a abordé lors de sa sortie médiatique, c’est la question du retrait des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES).
« Les sanctions ne sont pas faites pour durer dans le temps. Nous sommes les premiers à vouloir que les sanctions s’arrêtent. S’il faut arriver à la division des peuples, il faut tout laisser tomber, faire la paix entre les organes pour préserver la paix entre les peuples, Patrice Talon, président béninois.
Pour rappel, sur cette question des sanctions à l’endroit duNger, du Mali et du Burkina Faso, le Bénin a été l’un des pays les plus strictes dans l’application des sanctions contre les pays du Sahel, en fermant sa frontière avec le Niger et en suspendant les importations de marchandises transitant par le port de Cotonou. Toutefois, en Décembre 2023, les autorités béninoises ont décidé de la réouverture des frontières en levant la décision de la suspension des importations. Ce qui était un pas vers l’apaisement.