
Classé dernier des pays d’Afrique en matière de numérisation des services publics en 2011 par les Nations Unies, le Sud Soudan semble avoir retenu la leçon et se positionne mieux dorénavant avec Trinity Technologies.
Après avoir résilié le contrat avec Ailal, le Soudan du Sud a signé vendredi 16 septembre un nouveau contrat avec Trinity Technologies pour numériser ses terres. Pour le ministre de l’Information, de la Communication, des technologies et des Services postaux, Michael Makuei Lueth, le contrat avec Ailal est un échec.
« Une société avait été approuvée pour numériser l’enregistrement des terres, il s’agissait de la société Ailal, qui a reçu le contrat pour numériser et enregistrer les terres, mais elle a échoué ». Michael Makuei Lueth, ministre des technologies
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Sur les ruines de ce contrat est né celui à effet immédiat signé entre le ministère des Terres, du Logement et du Développement urbain avec la société Trinity Technologies. Cette dernière s’emploiera à numériser toutes les données foncières pour permettre une gestion foncière fluide et transparente, accessible à tous les pouvoirs publics. Cette initiative qui reprend donc son bonhomme de chemin réduira certainement les conflits relatifs aux parcelles de terre, qui se soldent souvent par de nombreux dégâts matériels et des pertes en vies humaines.
Une initiative aussi louable dans le continent, quand on se réfère aux chiffres que présentent les rapports dans le domaine foncier en Afrique. Un rapport d’étude de l’ONG Land Matrix publié en mai 2022 révélait bien de ces faits.
La non conformité des transactions foncières avec les Directives volontaires sur les régimes fonciers adoptées par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en 2012 par exemple, ou l’absence de mise en œuvre des garanties environnementales, ou encore des expropriations illégales.