
Dans le souci de recourir aux prêts pour financer le budget de l’Etat, dans un contexte d’envolée de la dette publique, le nouveau Président kényan élu, William Ruto, a annoncé l’instauration des impôts sur les grandes fortunes. Cette mesure concerne également les personnes à haut revenu, ceci, pour une bonne politique économique du pays.
« Le gouvernement augmentera les impôts sur les richesses accumulées par les Kényans les plus riches plutôt que d’obtenir des fonds supplémentaires auprès des travailleurs et des commerçants. Nous leur imposons le commerce et sous-imposons la richesse. Nous allons proposer des mesures fiscales à même de nous faire avancer dans la bonne direction ». Ainsi a annoncé devant les parlementaires, le nouveau Président élu du Kenya, William Ruto.
Pour lui, le nouvel impôt sur la fortune sera calculé sur la base de la valeur nette de la richesse des personnes concernées, après déduction des dettes. Il devrait s’appliquer à tous les biens tels que l’argent liquide, les investissements, la propriété d’entreprises, les biens immobiliers et d’autres actifs. Les personnes fortunées devront payer cet impôt chaque année, en fonction de la valeur marchande de leurs actifs.
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Le Président William Ruto investi Présidente 13 septembre 2022, hérite d’un pays lourdement endetté. Une situation économique de son pays qui pourrait nuire à ses efforts qu’il entend entreprendre aux fins de tenir les promesses électorales faites aux Kényans, surtout les pauvres.
selon l’ONG Oxfam, l’impôt sur la fortune n’est appliqué que dans une poignée de pays et représente seulement 4% de la fiscalité dans le monde. Ses partisans invoquent la redistribution des richesses, tandis que ses adversaires s’opposent à cette redistribution forcée et estiment que cet impôt finit souvent par appauvrir les pays qui l’appliquent sous l’effet de l’expatriation fiscale.