
Il s’agit d’une initiative, pilotée par l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS), marque un tournant en plaçant le citoyen et son environnement immédiat au cœur des priorités sanitaires.
Après des années, soit environ huit (8) ans de préparation et une adoption officielle en 2025, la CEDEAO passe à la phase d’exécution de sa politique de santé communautaire. Le principal but est de corriger les faiblesses d’un modèle trop axé sur les soins curatifs en favorisant la prévention, l’action locale et la proximité avec les populations. La réforme s’articule autour de cinq piliers fondamentaux : notamment l’adaptation nationale des stratégies, la gouvernance territoriale, le développement des ressources humaines, le financement durable et la mise en place d’un système d’information communautaire efficace. Les agents de santé communautaires joueront un rôle essentiel, assurant la surveillance, l’alerte et l’orientation des populations au niveau des foyers.
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Le Bénin sert de modèle, ayant accumulé une expérience significative dans le domaine. Le financement de l’État béninois pour la santé communautaire a été multiplié par quatre, passant de 1 milliard à 4,5 milliards en 2026. La décentralisation et l’implication des préfets et des relais communautaires ont déjà démontré des résultats, notamment en matière de prévention. Le défi majeur est désormais de généraliser cette dynamique à l’ensemble de la région, en tenant compte des disparités importantes entre les États membres et leurs territoires.
La pérennité de cette réforme dépendra en grande partie de la mise en place de financements endogènes et stables. La mobilisation des parlementaires de la CEDEAO est cruciale pour assurer le succès de cette initiative. L’objectif ultime est de rendre les soins de santé réellement accessibles, efficaces et visibles, au plus près des communautés.






