
Goma (RDC);
Le consortium « Beni Usalama », a initié un projet dénommé « Jiwe langu kwa usalama wa Beni », à l’est de la République démocratique du Congo. Le projet est réalisé grâce à l’appui financier du couple évangéliste et philanthropes, Jason et Jennifer Hackman. Ce projet avant-gardiste préconise le mariage civilo-militaire afin de pallier la violence terroriste orchestrée qui sévit dans la zone.
A cause de la guerre qui sévit depuis des décennies à l’est de la RDC et compte tenu des exactions de tout genre, les populations ont perdu confiance en l’armée du pays. Ces germes de méfiance plantés, le rapprochement entre les communautés locales et les Forces armées de la République démocratique du Congo ( FARDC) peine, d’un régime après un autre, à être soudé; pourtant c’est le socle d’une armée forte.
Les initiateurs du projet « Jiwe langu kwa usalama wa Béni » se sont appuyés sur les expériences amorcées en Ouganda, au Soudan du Sud et au Nigeria en matière de lutte contre les groupes terroristes. Ces expériences ont démontré que l’engagement communautaire appuyé par les services spécialisés en étroite collaboration avec l’armée pourrait conduire au démantèlement de ces réseaux terroristes.
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Ce projet propose des activités de sensibilisation, de renforcement des capacités de la population en offrant un appui logistique aux initiatives locales tendant à corser la collaboration civilo-militaire dans la recherche de la paix. Il s’agit, pour Ubuntu Panafrika, de créer un sentiment d’Ubuntu entre la population et son armée en démontrant que la complémentarité à travers la stratégie de planification conjointe et paysan-informateur est non seulement nécessaire, mais très efficace contre les ADF et les autres semeurs des troubles. Au lieu de s’accuser mutuellement, civiles et militaires échangent et décident conjointement sur les actions à mener, Me Andera Balyamu, chef dudit projet.
Sur cette lancée, ce projet vient donc à point nommé et s’invite comme étant une réponse à l’appel du Chef de l’État Félix Tshisekedi qui, le 3 novembre 2022, avait invité les jeunes congolais à « s’organiser en groupes de vigilance ». Cet appel avait fait suite à l’état de siège décrété le 3 avril 2021 faute de la situation sécuritaire qui devenait de plus en plus préoccupante.
En outre, ce projet traduit également la concrétisation de la demande lancée par les FARDC, sollicitant l’implication des populations de Beni dans la longue démarche sécuritaire. Il s’ensuit que, face à la recrudescence des tueries orchestrées contre les populations civiles, cette initiative est aussi une auto-prise en charge de la jeunesse de cette partie du pays. Par ailleurs, le projet s’inscrit dans la ligne droite de l’Article 63 de la constitution de la RD Congo stipulant que : « Tout Congolais a le droit et le devoir sacré de défendre le pays et son intégrité territoriale face à une menace ou à une agression extérieure… ».
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Il sied de signaler que le consortium « Beni Usalama », est constitué par Ubuntu Panafrika, asbl ayant le lead, du Bureau de l’honorable Maelezo et du Service d’Éducation Civique, Patriotique et d’Actions Sociales des Forces Armées de la République démocratique du Congo (SECAS/RDC), section du Nord-Kivu.