
Les États-Unis d’Amérique ont annoncé la restitution de 12 mille artéfacts archéologiques à la Tunisie. Ces objets ont été précédemment expédiés aux USA dans les années 1980 dans le cadre des missions archéologiques internationales de sauvegarde et de préservation du site archéologique de Carthage.
Dans une annonce rendue publique ce 17 octobre 2024, l’Institut national du patrimoine (INP) en Tunisie a fait savoir qu’une collection de 11 795 artefacts archéologiques carthaginois, dont 3 460 pièces d’or, en provenance des États-Unis, allait être restituée à l’État tunisien. Il s’agit d’une initiative qui s’inscrit « dans le cadre de la coopération culturelle et scientifique entre la Tunisie et les États-Unis » selon le contenu du communiqué de l’INP.
La coordination pour la finalisation de ce projet était en cours entre l’Institut national du patrimoine et l’Université de Géorgie située à Atlanta dans l’État de Géorgie aux États-Unis. Ces deux institutions concluront un accord pour rapatrier les artefacts archéologiques carthaginois qui auraient été envoyés temporairement entre 1980 et 1997 pour être étudiés et analysés scientifiquement, dans le cadre du projet conjoint entre la Tunisie et l’Unesco pour préserver le site archéologique de Carthage
Pour l’INP, « tous les artefacts archéologiques tunisiens placés auprès des institutions de recherche à l’étranger seront récupérés » sans exception. Préalablement, en mars 2023, la Norvège avait déjà rendu à la Tunisie 30 pièces de monnaie archéologiques datant de l’époque carthaginoise.
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La restitution officielle de ces pièces a eu lieu, selon l’agence TAP, au cours d’une cérémonie organisée au siège du ministère des Affaires Culturelles à la Kasbah. Pour cette initiative, la demande avait émané des autorités tunisiennes dans la concrétisation d’une convention de partenariat entre l’INP et le Musée d’histoire culturelle de l’université d’Oslo.
Toutes ces démarches s’inscrivent dans la droite ligne de la Convention de l’Unesco de 1970 qui concerne les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicite des biens culturels, et exhorte les États parties à prendre des mesures pour interdire et empêcher le trafic illicite des biens culturels.
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