
Lors de la Ve session du conseil de coordination du Service d’information du gouvernement mozambicain, la décision a été prise de créer un « Baromètre des médias ».
Ce nouvel outil analytique est conçu pour évaluer la confiance du public, mesurer le pluralisme et traquer de manière proactive la désinformation et les « deepfakes ». Développé conjointement par l’École supérieure de journalisme et le Service d’information du gouvernement, ce projet s’inscrit dans un contexte où la quantité de médias explose, mais où la qualité et la fiabilité de l’information restent à consolider.
Le paysage médiatique mozambicain se caractérise par une grande richesse quantitative. Selon les dernières données du Service d’information du gouvernement pour l’année 2025, le pays compte plus de 1 200 médias actifs dont 275 stations de radio, qui demeurent un vecteur d’information de masse majeur pour les populations locales ; 147 chaînes de télévision ; et une part importante de médias qui diffusent exclusivement ou majoritairement leurs contenus sur Internet.
Toutefois, cette diversité quantitative ne garantit pas, à elle seule, la qualité démocratique du débat public. C’est pourquoi le Baromètre collectera des données fines sur la répartition géographique de ces médias, leurs origines, leurs lignes éditoriales, l’utilisation des langues nationales et la nature des contenus produits .
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De plus, l’enquête se penchera sur un volet crucial : les conditions d’exercice du journalisme. Les chercheurs auront pour mission de recenser de façon exhaustive les difficultés concrètes auxquelles se heurtent les journalistes sur le terrain .
Dans un espace médiatique mozambicain de plus en plus numérisé, la propagation de rumeurs, de désinformation et de contenus manipulés (« deepfakes ») menace directement la confiance des citoyens. Le « Baromètre des médias » se présente comme une initiative institutionnelle de grande envergure pour étudier et documenter scientifiquement ces dérives.
L’objectif est d’évaluer la confiance du public, de mesurer le pluralisme des opinions et de traquer la désinformation et les deepfakes afin d’établir une base de données factuelle pour identifier les fausses informations qui circulent dans le pays.
Pour asseoir la légitimité de la démarche, le projet sera encadré par un Conseil technique et scientifique. Ce conseil aura la tâche de définir la méthodologie d’étude et de garantir la fiabilité absolue des données publiées.






