
La Chambre correctionnelle du tribunal de Brazzaville a condamné ce lundi, le journaliste Raymond Malonga, 60 ans et directeur de publication de l’hebdomadaire satirique du pays. Dans la foulée, Reporter sans frontière exige sa libération.
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Six (6) mois de prison ferme et une amende de 30 millions de francs CFA (45 000 euros). Tel est le verdict du tribunal de Brazzaville à l’encontre du journaliste Raymond Malonga ce lundi 3 mai, journée mondiale même de la liberté de la presse. Et pour l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH), cette condamnation est contre le respect des droits de l’homme et n’est pas de nature à garantir une liberté de presse aux journalistes.
Evénement
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Suivant les charges à son encontre, Raymond Malonga, directeur de l’hebdomadaire satirique « Sel –piment » est accusé d’avoir diffamé Georgette Okemba, épouse de l’Amiral Jean-Dominique Okemba, conseiller spécial du Président congolais, Dénis Sassou Nguesso. L’hebdomadaire aurait accusé la dame d’avoir détourné 1 milliard de francs CFA, 1,5 million d’euro du trésor public.
⚡️#Congo🇨🇬: ultime provocation des autorités en cette Journée mondiale de la liberté de la presse, le journaliste Raymond Malonga, malade et incarcéré de manière totalement illégale depuis 3 mois, vient d'être condamné à 6 mois de prison ferme#WPFD2021 #JournalismIsNotACrime pic.twitter.com/wq8XUYacb5
— RSF (@RSF_inter) May 3, 2021
Suite à cette publication qui a fait un tollé sur le toile, le directeur de l’hebdomadaire a été arrêté en février dernier sur le lit dans une clinique où il suivait un traitement. Mais préalablement, le Conseil supérieur de la liberté de communication avait déjà suspendu son journal.
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Pour Trésor Nzila, par cette condamnation du journaliste Malonga, le Congo envoie un signal négatif et inquiétant de la liberté de la presse. On ne peut donc pas, poursuit-il, écoper d’une peine d’emprisonnement pour diffamation et d’une amende qui n’est pas proportionnelle à la faute.