
Plus d’un siècle et demi après la première abolition de la peine de mort dans le monde, la Guinée équatoriale s’aligne enfin derrière la cause.
Succédant à la Centrafrique en juin 2022 ou encore la Sierra Leone en octobre 2021, la Guinée équatoriale opte pour le respect d’un des droits fondamentaux de l’homme, le droit à la vie.
Ce lundi 19 septembre 2022, le Président de la République équato-guinéenne, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a signé un décret stipulant que “la peine de mort est totalement abolie en République de Guinée équatoriale”. Ce pays d’Afrique centrale s’abstient désormais de procéder à des exécutions. Il arrondit ainsi à 110, le nombre d’Etats ayant aboli la peine de mort en toute circonstances. Si la loi, selon les textes, devrait entrer en vigueur “dans les 90 jours suivant sa publication au Journal officiel”, l’heure pour l’instant est aux félicitations et à la reconnaissance de cette victoire ‘’historique’’.
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Histórico y memorable para nuestro país en la gestión del respeto de los Derechos Humanos . Lo escribo con letras mayúsculas para sellar este momento único : " GUINEA ECUATORIAL HA ABOLIDO LA PENA DE MUERTE "
— Teodoro Obiang Nguema Mangue (@Teodoro_Nguema_) September 19, 2022
Le Vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue a en effet tweeté: “Je l’écris en majuscules pour sceller ce moment unique: LA GUINÉE ÉQUATORIALE A ABOLI LA PEINE DE MORT”. Un moment unique surtout quand l’on considère, comme le souligne un utilisateur du même réseau, que le régime de ce pays est l’un des plus ‘’autoritaires’’, et avec à sa tête le même dirigeant depuis plus de 40 ans.
La Guinée équatoriale vient d'abolir la peine de mort. Ce petit pays pétrolier d'Afrique centrale est parmi les plus fermés, avec un régime parmi les plus autoritaires au monde. Et pourtant, il vient de franchir un pas décisif en termes de droits humains. Tout arrive !
— Bruno Tranchant (@ogamashiyo) September 20, 2022
Ce pas décisif qu’a franchi le pays devrait servir d’exemple à la cinquantaine de pays dont les lois leur permettent toujours d’oter la vie sous peine capitale.