
La présidentielle d’avril 2021 s’est déroulée dans une ambiance sociopolitique peu ordinaire au Bénin. A la sortie de ce scrutin qui retrace une nouvelle ligne démocratique du pays, Ghislain Ahidé, membre de la majorité présidentielle et élu local dans la commune de Sèmè-Podji s’est prononcé sur les derniers sujets qui alimentent la presse locale. Entretien.
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Sunvi Média : Comment vous sentez-vous après un scrutin boycotté par l’opposition ?
Ghislain Ahidé : C’est un état de satisfaction qui m’habite depuis lors. Les acteurs de l’opposition ont boycotté le scrutin parce qu’ils ne pouvaient pas se conformer aux nouvelles dispositions législatives en vigueur dans le pays. Contrairement à tous ceux qui pronostiquaient un échec de ce processus électoral, le Bénin a su étonner agréablement, une fois encore, le monde entier et même ces acteurs. Ils ont projeté le pire, mais le Bénin est encore plus debout que jamais.
Après cette élection, le Président réélu a nommé le Chef de file de l’opposition conformément aux textes. Comprenez-vous ce choix porté sur Paul Hounkpè ?
Oui, je comprends parfaitement. C’est un processus qui est lancé et ce n’est que la suite des réformes surtout liées au système partisan et c’est également en application aux dispositions de la loi sur le statut de l’opposition. Je ne comprends donc pas la polémique que des gens alimentent à ce sujet.
On a changé les textes, le Président a appliqué les nouvelles dispositions de cette loi, et pourquoi polémiquer encore ? Légitimement, cette place de chef de file de l’opposition revenait déjà au parti Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE) suivant les textes, alors, le Chef de l’Etat n’a fait qu’appliquer cela.
Evénement
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Paul Hounkpè est le premier responsable du parti FCBE et il a aussi démontré depuis que le parti s’est conformé aux nouvelles exigences de la loi, qu’il est à la hauteur. Pour le reste, c’est un jugement et comme nous sommes en politique, cela ne devrait pas manquer non plus. On devrait en principe féliciter Paul Hounkpè qui a tenu et qui a su garder le flambeau de ce parti qui était déjà au bord de la disparition.
Donc tous ceux qui estiment qu’il incarne « la traitrise » ou autre devraient savoir qu’il a au moins le mérite de faire toujours parler de ce parti et de l’avoir imposé comme étant un véritable parti de l’opposition.
Comment qualifiez-vous la guerre qui s’installe dans le rang des soutiens du Président Talon ?
C’est une guerre qui devrait surgir, tôt ou tard. Nous sortons d’un scrutin présidentiel et c’est le moment, pour chaque acteur de se positionner pour d’autres échéances électorales et surtout pour la reconfiguration de l’administration publique.
A (re) lire : Bénin : Après sa nomination, voici les privilèges de Paul Hounkpè
Moi, j’ai souvent redouté une implosion des partis qui soutiennent le pouvoir en place. Mais pour celui qui connaît le Président Patrice Talon, il saura siffler la fin au plus vite pour situer les uns et les autres tout en calmant leurs différentes ardeurs.
Comment envisagez-vous la prestation de serment du Président réélu ?
La prestation de serment se déroulera bien, dans une ambiance festive comme cela a toujours été le cas dans notre pays. Ce sera, pour une nouvelle fois, une journée festive avec le début d’une nouvelle ère pour notre patrie. Malgré les intimidations, les menaces, l’élection présidentielle s’est tenue. Après ce scrutin, nous savons toujours taire nos différends politiques et les acteurs le feront encore pour une cérémonie de prestation de serment festive.
J’invite donc les acteurs politiques de l’opposition à se joindre à la dynamique avec leurs idées et dans la contradiction des idées, on dégagera un plan d’action pour bâtir notre nation qu’est le Bénin. Nous devons tous agir pour conserver ces acquis de tout ordre au lieu de se lancer dans une manœuvre de destruction de que ce nous avons pris des années à construire.
Qu’attendez-vous du second quinquennat du Président Patrice Talon ?
Rien de plus que la continuité de la dynamique de développement. Il est un développeur et un Président visionnaire. Nous lui concédons déjà notre sacrifice. Nous avons serré les ceintures et sommes encore prêts à continuer si tant est que notre sacrifice doit faire décoller notre pays sur tous les plans.
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En plus de cette continuité, qu’il maintienne la paix et surtout la fraternité entre les enfants du Bénin. Mais quand on parle de la réconciliation, ce n’est pas une conférence nationale qu’on va encore organiser, mais une ouverture donnée aux acteurs de divers ordres d’apporter leurs idées et points de vue sur les grands sujets du pays. Et c’est d’ailleurs ce qui se passe depuis lors.