Retrait de la CEDEAO : Le Burkina ferme sur position sans contrainte de délai

Dans une note en date du 7 février 2024 du Ministère chargé des Affaires étrangères, le  gouvernement burkinabé a informé la Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qu’il ne comptait pas revenir sur sa décision de quitter l’institution régionale. En d’autres termes, c’est fini avec l’organisation ouest-africaine.

Le gouvernement « réitère la décision du retrait sans délai du Burkina Faso de la Cédéao… Il l’informe par ailleurs du caractère irréversible de cette décision ». C’est ce qu’on peut retenir de la note du Ministère chargé des Affaires étrangères burkinabè sur la situation du retrait du pays de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Selon l’article 91 du traité de la CEDEAO, les pays membres restent tenus par leurs obligations pendant une période d’un an après avoir notifié leur retrait. 

En réponse à cet article, le Burkina a dit « ne pas être lié aux contraintes de délai » et justifie le maintien de sa décision de sortir de l’organisation, en raison de la violation par l’Organisation elle-même de ses propres textes. Il en veut pour preuve, les sanctions prises à l’encontre des pays en transition.

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Pour le gouvernement, la CEDEAO s’est inscrite dans le déni de son Traité révisé, en sanctionnant le Mali, le Niger et le Burkina. Dans la même foulée, le Mali a réitéré dans une déclaration le mardi dernier le caractère irréversible de sa décision de se retirer sans délai de l’organisation communautaire. 

« Ni ces textes, ni aucun autre instrument juridique de l’Organisation ne prévoit la fermeture des frontières à un Etat membre. En outre, par cette décision, la Conférence de la Cédéao a violé le droit d’accès à la mer et depuis la mer et la liberté de transit du Mali, tels que prévus par l’article 125 de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, adoptée à Montego Bay le 10 décembre 1982 », a rappelé le gouvernement malien.

Il est à rappeler que le départ du Burkina, du Mali et du Niger de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) constitue une lourde perte pour l’organisation en raison de leur contribution au PIB de l’institution.

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