
Le Président tunisien s’est finalement plié aux doléances des acteurs politiques du parti syndical. Ces derniers ont émis le souhait de l’organisation d’un dialogue national. Ceci permettrait de décrisper la situation sociopolitique et économique tendue dans le pays.
Il fallait ce dialogue national depuis le début du mois de décembre. Le dialogue devrait réunir tous les partis politiques et la société civile. Ces acteurs discuteront des maux qui minent le pays notamment au plan social et économique.
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Ce mercredi 30 décembre, le président Kaïs Saïed s’est donc finalement entretenu avec le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du Travail (UGTT). Au cours de cette entrevue avec Noureddine Taboubi, le Président Saïed a approuvé l’organisation de ce dialogue « pour corriger le processus de la révolution qui a été dévié ».
Selon la présidence, Kaïs Saïed a exigé la participation des représentants de jeunes de toutes les régions de la République à ce dialogue. Si pour l’heure aucune date n’a été fixée pour la tenue de ce dialogue national, une réunion de travail aura lieu dans les prochains jours afin de discuter des détails.
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Ce n’est pas la première fois que l’UGTT est au rendez-vous de l’histoire tunisienne. En 1956, elle avait participé à la lutte pour l’indépendance, puis a joué un rôle clé lors de la transition politique post-révolution de 2011. Un rôle qui lui avait valu, en 2015, le prix Nobel de la paix aux côtés des autres acteurs de la transition.