
Ce 13 octobre marque la journée mondiale de la Thrombose. A cette occasion, la présidente de l’ONG STOP THROMBOSE, Victoria Ariori a, dans cet entretien, levé un coin de voile sur cette maladie encore méconnue au Bénin. Avec son équipe qu’elle qualifié d’exceptionnelle, elle mène cette lutte pour sauver des vies.
Entretien.
En quoi cette journée est-elle spéciale pour votre ONG?
Cette journée est si spéciale parce qu’aujourd’hui 13 Octobre, est célébrée dans le monde, la Journée Mondiale de la Thrombose. Cette journée est une occasion pour sensibiliser l’opinion publique sur la Thrombose, ce qu’on doit en savoir, les facteurs de risques et la reconnaissance de ses symptômes afin de sauver une vie ou de sauver sa propre vie.
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C’est aussi une occasion d’élaborer sur la Maladie Thrombo-Embolique Veineuse (MTEV) qui est une complication fréquente chez les patients atteints de cancer, chez la femme enceinte et en post-partum, chez les personnes hospitalisées, chez les patients ayan subi une chirurgie et chez les patients atteints de la covid-19.
Que comprendre concrètement de la Thrombose ?
La thrombose est la formation d’un ou de plusieurs caillots de sang qui entraîne une obstruction partielle ou totale d’un vaisseau sanguin (une veine ou une artère). Cette obstruction des vaisseaux sanguins, qui empêchera la circulation sanguine et l’approvisionnement des organes vitaux en oxygène, rend la thrombose potentiellement fatale.
Comment l’éviter donc ?
Il existe des facteurs de risques et les connaître permettra d’éviter au maximum toutes conditions liées à la thrombose. Ces facteurs de risques sont: un antécédent familial (si un membre de la famille a déjà souffert d’une maladie Thrombo-Embolique), le surpoids; l’allaitement prolongé ou à l’hospitalisation; les voyages d’une durée de plus de 3 heures de temps; l’immobilité; la grossesse ou l’accouchement; le cancer; la chirurgie; les méthodes de planning familial ou à l’âge avancé (plus de 65 ans). Connaître ses facteurs de risques pourrait aider à éviter une maladie thrombo-embolique.
Quelles sont les statistiques sur le plan mondial et au Bénin en particulier ?
Sur le plan mondial, il est dit qu’une personne sur 4 meurt d’une complication liée à la maladie thrombo-embolique selon le World thrombosis day platform.
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Au Bénin, elle est devenue une pathologie émergente mais nous n’avons pas encore des données probantes. C’est une recherche que nous encourageons vivement au Bénin et en Afrique.
Que faire en cas de Thrombose ?
Il est primordial de reconnaître les symptômes, encore que dans certains cas, le patient n’a aucun symptôme.
Ces symptômes sont: une sensation de chaleur dans la région atteinte; une rougeur ou une douleur inhabituelle au niveau d’un membre inférieur ou un gonflement unilatéral (oedème) d’un membre inférieur. Dans des cas graves, on note un essoufflement inhabituel; une douleur thoracique majorée à l’inspiration profonde; des crachats de sang; une toux inexpliquée; une perte de connaissance ou des maux de tête intenses.

Lorsque vous remarquez un ou plusieurs de ces signes, il faut se rendre à l’hôpital immédiatement pour une prise en charge par des spécialistes de la santé.
Que fait-on au Bénin pour mieux sensibiliser les populations ?
La sensibilisation de l’opinion publique, de la population Béninoise et Africaine est le combat que nous menons au sein de notre ONG Stop Thrombose avec cette équipe dynamique mise en place.
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Il est donc question de sensibiliser la population à travers les médias, à travers les campagnes, des communications dans des langues locales et en travaillant, main dans la main, avec les acteurs de la santé.
Nous organisons une conférence en ligne le samedi 15 Octobre 2022 afin de commémorer cette journée et de sensibiliser la population en accord avec des professionnels de santé à la maladie thrombo-embolique veineuse. D’autres activités et actions sont en cours pour éviter aux populations béninoises et africaines, cette maladie souvent fatale.