L’ouganda et la Tanzanie se lancent dans un méga projet énergétique de 20 milliards de dollars

Un protocole d’accord pour la création du pôle énergétique régional de Tanga, un projet estimé à plus de 20 milliards de dollars fut approuvé par les présidents Yoweri Kaguta Museveni et Samia Suluhu Hassan.

L’Ouganda et la Tanzanie ne se contentent pas d’exporter du pétrole brut; ils ambitionnent de créer une véritable plateforme industrielle pour transformer localement leurs ressources énergétiques et ainsi renforcer l’intégration économique de l’Afrique de l’Est.

Signé entre la Compagnie nationale pétrolière ougandaise (UNOC), la Société tanzanienne de développement pétrolier (TPDC) et Vitol Bahrain EC, le protocole d’accord définit les bases d’un vaste complexe énergétique qui sera implanté à Tanga, sur la côte tanzanienne de l’océan Indien.

Ce futur pôle industriel, adossé à l’oléoduc d’Afrique de l’Est (EACOP), intégrera des installations de raffinage, de stockage, de logistique, de pétrochimie et de transport pour les produits énergétiques. Les présidents Yoweri Kaguta Museveni et Samia Suluhu Hassan considèrent cela comme un tournant majeur. En effet, il ne s’agit plus seulement d’exporter du pétrole brut, mais de créer davantage de valeur sur le continent grâce à une transformation locale des hydrocarbures.

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Ce projet de Tanga entre dans le cadre d’une stratégie qui vise à accélérer l’industrialisation de l’Afrique de l’Est. Pour Kampala comme pour Dodoma, les ressources naturelles doivent désormais servir de moteur au développement économique plutôt que d’alimenter exclusivement les marchés internationaux. Pour le ministre tanzanien de l’Énergie, Deo Ndejembi « L’EACOP transporte des molécules. Le pôle énergétique régional de Tanga transforme ces molécules en prospérité ».

La ministre ougandaise de l’Énergie, Monica Musenero Masanza, a insisté sur la nécessité pour l’Afrique de dépasser le modèle d’exportation des matières premières afin de créer des emplois qualifiés dans les secteurs de l’ingénierie, de la maintenance industrielle, des technologies et de la gestion énergétique.

Les autorités ougandaises assurent que le futur hub de Tanga ne concurrencera pas la raffinerie de Hoima, dont la décision finale d’investissement est désormais attendue début 2027, pour une entrée en service envisagée entre 2029 et 2030.

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