
Le gouvernement gabonais s’inspire du modèle rwandais pour alimenter sa réforme visant à centraliser les services publics en ligne via un portail gouvernemental. il crée donc la plateforme Irembo, qui propose plus de 100 services publics.
Le Gabon s’appuie sur le Rwanda pour accélérer sa transformation numérique. Une délégation gabonaise du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation a récemment séjourné à Kigali au Rwanda pour étudier l’expérience de ce pays en matière de gouvernance électronique, d’identité numérique, de cybersécurité et de numérisation des services publics. La vision principale est de s’appuyer sur le succès de la plateforme rwandaise Irembo, qui regroupe plus de 100 services publics en ligne, pour développer un portail gouvernemental similaire au Gabon.
Cette démarche s’inscrit dans la volonté du Gabon de moderniser son administration. Le pays prépare actuellement son propre portail des services publics, dont la phase pilote concerne cinq ministères. La finalité est de centraliser les services dématérialisés et d’intégrer une dizaine de services d’ici décembre 2026. Parallèlement, le Gabon travaille à la transformation de ses procédures administratives et à la mise en place d’un système intégré de gestion des ressources humaines et de la paie.
A ((re) lire :Technologie : Le Rwanda encadre le secteur des actifs numériques
Le choix du Rwanda comme modèle s’explique par son avance dans le domaine des services publics en ligne. La plateforme Irembo facilite l’accès des citoyens à de nombreux services administratifs depuis un téléphone ou un ordinateur. Une récente évaluation du ministère rwandais des Collectivités locales révèle qu’Irembo propose désormais plus de 100 services, issus de plus de 20 institutions différentes.
Ce rapprochement entre le Gabon et le Rwanda témoigne d’une volonté de renforcer la coopération bilatérale, notamment dans les secteurs du numérique, de l’économie et des infrastructures. Le Rwanda est d’ailleurs une destination prisée par les délégations étrangères désireuses d’étudier sa transformation numérique et ses réformes du secteur public, tout comme le Bénin, qui digitalise ses services et surtout ses offres à l’endroit du public tant sur le territoire que dans la diaspora.






