Bénin : Le Sénat s’installe pour une mission plus que républicaine

Le Sénat, la nouvelle et seconde chambre du Parlement béninois, s’est officiellement installé ce jeudi 30 juillet 2026 à Porto-Novo, capitale du Bénin.

L’installation des premiers sénateurs ce jeudi 30 juillet 2026 marque une évolution significative dans l’architecture institutionnelle du pays, instaurant un parlement bicaméral attendu depuis la révision constitutionnelle de novembre 2025. 

La cérémonie, empreinte de solennité, s’est déroulée au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, sous la houlette de Madame Élisabeth Pognon, doyenne d’âge, en l’absence de l’ex-président béninois, Nicéphore Dieudonné Soglo. Madame Pognon, dirigeant la séance, a prononcé un discours d’installation officiel. La séance a été suivie de la photo de famille des sénateurs et du défilé des invités. Issue de la révision constitutionnelle de novembre 2025 sous la présidence de Patrice Talon, la chambre haute du Parlement béninois compte 25 membres, répartis entre membres de droit et membres désignés. Le Sénat a pour rôle principal d’assurer la régulation politique, l’arbitrage institutionnel et le bicaméralisme du Parlement. Il apporte l’expérience des anciens hauts dirigeants pour stabiliser les décisions de l’État.

La doyenne d’âge, Élisabeth Pognon, cette figure emblématique et historique, a exhorté ses pairs à faire preuve de responsabilité afin que le Sénat inspire confiance au peuple béninois. Le Sénat béninois compte des personnalités, notamment les anciens présidents du Bénin, les anciens présidents du Parlement béninois, les anciens présidents des institutions du Bénin et des personnalités de haut rang désignées pour y siéger.

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Toutefois, la question du coût financier de cette nouvelle institution dans le budget national se pose toujours. Une provision de 100 millions de francs CFA a déjà été dégagée par le gouvernement pour la seule cérémonie d’installation.

« Forcément, il y a un alourdissement. Le Sénat, quoique de format réduit, va induire des dépenses supplémentaires… On ose croire qu’au-delà des quatre sessions annuelles qui sont prévues, il n’y aura pas beaucoup de sessions extraordinaires. Malgré le niveau élevé d’indemnisation qui va avec le rang de ces personnalités, on ose croire que la proportionnalité saura se contenir de manière raisonnable. La démocratie reste hélas une entreprise qui a un coût », dit Joël Atayi-Guèdègbé au micro de nos confrères de DW..

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