Financement des partis politiques : L’Afrique du Sud fixe de nouvelles règles

La loi sur le financement des partis politiques entre désormais en vigueur en Afrique du Sud. Cette réglementation fait désormais obligation aux responsables des partis politiques de publier, avec détails, les sources de financement de leurs partis.

[penci_related_posts dis_pview= »no » dis_pdate= »yes » title= »Sélection Sunvi Média » background= » » border= » » thumbright= »no » number= »4″ style= »grid » align= »none » withids= » » displayby= »cat » orderby= »rand »]

Contrairement aux années antérieures, les partis politiques en Afrique du Sud doivent désormais divulguer tous les détails concernant le financement de leur formation politique. Pour des montants supérieurs à 100 000 rand soit 3 811 215,25 francs CFA (5806,45 Euro), le parti est tenu de révéler ses sources. Aussi, interdit-elle le financement de ces partis politiques à travers les donations des gouvernements étrangers, agences étrangères ou individus étrangers. Et les détails des différents financements sont à communiquer à la Commission électorale indépendante (CEI).

Le faisant, l’Afrique du Sud franchit ainsi un nouveau palier dans la lutte contre la corruption, un mal qui gangrène le pays depuis les premières élections démocratiques de 1994. A l’entrée en vigueur de cette loi ce 1er avril 2021, les membres du groupe « My vote counts », ont exprimé leur satisfécit et évoque désormais un changement fondamental dans le paysage politique du pays.

A (re) lire : Afrique du Sud : Corruption: Quand Zuma défie la justice

[penci_blockquote style= »style-2″ align= »none » author= »My Vote counts » font_weight= »bold » font_style= »italic »]Cela va améliorer la transparence, dissuader la corruption et faire en sorte que les partis politiques rendent davantage de comptes et, en définitive, accroître la démocratie.[/penci_blockquote]

Malgré les efforts des gouvernants successifs, l’Afrique du Sud reste sur la liste des pays les plus corrompus du continent et dans le monde. En 2018, le rapport de l’indice de classement de corruption de Country economy classe le pays à la 73ème avec 43 comme indice de corruption.

Indice de corruption en Afrique du Sud © Country Economy

Signalons que la corruption atteint parfois le sommet de l’Etat. On peut citer le cas de l’ancien Président Jacob Zuma, toujours interpellé par la justice pour des faits de corruption. Des soupçons de corruption pèsent également sur l’actuel Président de la République, Cyril Ramaphosa qui aurait bénéficié d’un financement occulte en 2017 lors de son élection à la tête du parti Congrès national africain (ANC), parti politique historique de Nelson Mandela.

Donnez-nous votre avis

En savoir plus sur SUNVI MEDIA

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture