Afin d’éviter que des personnes ne se retrouvent sans nationalité, le Botswana a mis en place d’importantes réformes dans ses lois sur l’immigration et la citoyenneté.

Le gouvernement s’engage également à ratifier des traités internationaux sur les droits de l’homme, tels que le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC). Le Ministre du Travail et de l’Intérieur, Pius Mokgware, a annoncé que la mise en place d’un cadre permettant la plurinationalité est une étape cruciale pour résoudre les problèmes d’apatridie dans le pays.
« Nous avons beaucoup d’enfants nés d’unions entre un parent local et un parent immigré qui se voient refuser le droit à l’éducation faute de papiers d’identité. Nous avons aussi des immigrés mariés à des locaux qui se voient refuser du travail parce qu’ils ne possèdent pas de papiers d’identité. Ce sont ces personnes que nous essayons d’aider en mettant en œuvre ce système de citoyenneté multiple », a déclaré le ministre Mokgware. Ce dernier a expliqué que cette réforme aidera les enfants issus d’unions mixtes et les conjoints de citoyens botswanais qui étaient auparavant privés d’éducation ou d’emploi faute de papiers d’identité.
Ces mesures soulignent l’engagement du Botswana à respecter ses obligations internationales et à offrir une protection légale aux personnes vivant sur son territoire. L’adhésion à la Convention de 1961 sur la réduction des cas d’apatridie est également prévue.
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