
Dans une initiative majeure visant à moderniser les dispositifs de sécurité publique et à intensifier la lutte contre la criminalité organisée et le grand banditisme, le gouvernement béninois a récemment annoncé un plan ambitieux d’extension du réseau national de vidéosurveillance.
Le programme se concentrera sur cinq (5) grandes villes considérées comme des pôles économiques et démographiques clés, ainsi que sur l’ensemble des principaux postes frontaliers terrestres, maritimes et aériens. Cette double approche vise à la fois à sécuriser les centres urbains, souvent théâtres d’incivilités et de délits, et à renforcer le contrôle des flux transfrontaliers, essentiels pour prévenir l’infiltration de menaces externes, le trafic illicite de marchandises et la contrebande.
L’objectif primordial de cette extension est d’assurer une surveillance en temps réel et continue des espaces publics, des infrastructures critiques (réseaux de transport, énergie, communications) et des zones à haute densité de population.
Ce dispositif de surveillance sophistiqué est conçu pour plusieurs objectifs. Il vise d’abord à prévenir la criminalité avec la simple présence de caméras qui est un puissant facteur de dissuasion, réduisant les actes de vandalisme, les agressions et les cambriolages. Il cherche aussi à améliorer la gestion des libertés publiques, garantissant un cadre sécurisé pour l’exercice des libertés individuelles et collectives, en protégeant les personnes et leurs biens contre toute menace. q
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De plus, il doit faciliter la Réaction des forces de sécurité grâce aux images en direct et aux systèmes d’alerte automatisés. Le système doit également soutenir les enquêtes judiciaires en procurant les enregistrements vidéo qui constitueront des preuves irréfutables, facilitant l’identification des auteurs d’infractions, la reconstitution des faits et l’accélération des procédures judiciaires.
Enfin, il permettra de maintenir la paix et l’ordre public, servant d’outil de veille préventive lors des grands rassemblements ou manifestations, permettant une meilleure gestion des foules et la détection précoce de tensions ou d’agitations
Le déploiement intègre des technologies de pointe, notamment des caméras à haute définition avec capacités d’analyse d’images par intelligence artificielle. Cette innovation ouvrira la voie à des résultats concrets et mesurables. Parmi ceux-ci figure la vidéo-verbalisation, offrant la possibilité de constater à distance et de verbaliser certaines infractions routières (stationnement illicite, non-respect des feux) sans intervention physique d’un agent. On note également l’anticipation des risques et le contrôle accru des flux transfrontaliers.
À travers ce projet, le gouvernement réaffirme sa volonté de doter le pays d’outils technologiques de dernière génération, indispensables à la lutte contre les défis sécuritaires contemporains. Il s’agit d’un investissement majeur pour garantir durablement la sécurité, la stabilité et la paix civile sur l’ensemble du territoire national.






