RDC : Le numérique, une plateforme au service de la modernisation du diamant

Au‑delà de la plateforme, le partenariat prévoit la création d’ADEX RDC S.A.,une société commune qui pilotera le déploiement des solutions numériques.

La République démocratique du Congo (RDC) s’appuie désormais sur les technologies numériques pour accroître la transparence et créer davantage de valeur endogène. Perçue comme premier producteur africain de diamants artisanaux, la RDC aspire à une plus grande exploitation de cette ressource.

Le lundi 29 juin 2026, un partenariat d’expansion visant à développer une plateforme numérique de traçabilité et de commercialisation des diamants en République démocratique du Congo a été conclu entre le Fonds minier pour les générations futures (FOMIN) et la société suisse ADEX Platform AG. Cette initiative ambitieuse vise à établir un lien direct entre les producteurs du pays et les acheteurs mondiaux, tout en insufflant une transparence accrue dans les transactions.

La future plateforme s’annonce comme un outil clé pour suivre le parcours des diamants, de leur extraction à leur vente. Elle utilisera des outils numériques destinés à renforcer la traçabilité des pierres, sécuriser et fiabiliser les données commerciales, et faciliter la mise en relation entre producteurs congolais et acheteurs internationaux.

Pour les autorités congolaises, cette démarche répond à un double enjeu : diminuer les circuits occultes qui freinent le développement du secteur et augmenter la valeur perçue des diamants congolais à l’international en assurant une transparence accrue des transactions.

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Ce projet intervient dans un contexte crucial où la République démocratique du Congo,  cherche activement à valoriser ses richesses minières à l’aide des technologies numériques. Malgré sa position parmi les grands producteurs mondiaux du diamant, la RDC exporte encore une grande partie de sa production à l’état brut, tandis que l’exploitation artisanale demeure largement dominante. Les difficultés de traçabilité et la contrebande continuent également de limiter les retombées économiques du secteur.

Selon les chiffres de la Cellule technique de coordination et de planification minière (CTCPM), la production de diamants en RDC a chuté de 13 millions de carats en 2021 à 8,1 millions en 2025.Cette baisse souligne la fragilité du secteur,environ 85 % des diamants toujours issus de l’exploitation artisanale, un segment particulièrement touché par les circuits douteux.

Selon le gouvernement, l’utilisation des outils numériques constitue ainsi un ressort pour mieux contrôler les flux, renforcer la certification des pierres et améliorer la compétitivité de la filière.

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