Djibouti et l’Éthiopie lancent un projet d’oléoduc de 660 millions de dollars

Aliko Dangote doit par ailleurs poser, le 30 septembre 2026, la première pierre d’une importante raffinerie dans le port kényan de Lamu, poursuivant sa stratégie d’investissement dans les infrastructures énergétiques africaines.

Djibouti et l’Éthiopie ont posé jeudi la première pierre d’un projet de 660 millions de dollars comprenant un oléoduc de 120 km et des terminaux pétroliers, destiné à sécuriser l’approvisionnement énergétique de l’Éthiopie, pays enclavé et fortement dépendant de Djibouti pour son commerce extérieur.

Le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh et le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, accompagnés du milliardaire nigérian Aliko Dangote, ont lancé le chantier à Djibouti. L’oléoduc reliera le site de Damerjog, sur la mer Rouge, à Dewele, à la frontière entre les deux pays. Des terminaux de stockage seront construits à chacune de ses extrémités. Le projet réunit le groupe Dangote, Ethiopian Investment Holdings (EIH) et Great Horn Investment Holdings (GHIH), société publique djiboutienne. Sa construction doit durer trois ans, selon le groupe nigérian. 

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L’Éthiopie, qui compte environ 130 millions d’habitants, importe la totalité de ses besoins en carburants et dépend largement de Djibouti pour ses échanges commerciaux. Les produits pétroliers sont actuellement transportés par la route entre les deux pays. Le Premier ministre Abiy Ahmed a salué une « infrastructure historique » qui doit renforcer la sécurité énergétique de l’Éthiopie. Le président djiboutien a, lui, estimé que le projet confortait la vocation de son pays comme « plateforme énergétique régionale ». Pour Aliko Dangote, ce projet doit contribuer à réduire les difficultés d’infrastructures qui freinent le développement industriel africain. 

Le groupe nigérian construit également une usine d’engrais de quatre milliards de dollars dans le sud-est de l’Éthiopie. Aliko Dangote doit par ailleurs poser, le 30 septembre 2026, la première pierre d’une importante raffinerie dans le port kényan de Lamu, poursuivant sa stratégie d’investissement dans les infrastructures énergétiques africaines.

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