Kenya : 160 millions de dollars pour sauvegarder les écosystèmes

Il s’agit d’un accord de 160 millions de dollars signé au parc national de Tsavo West, lançant ainsi le programme « Thamani Asili ».

Le Kenya franchit  donc une étape décisive dans la protection de sa biodiversité. Cette initiative ambitieuse, qui s’étalera sur dix ans, vise à sécuriser 173 000 kilomètres carrés d’espaces naturels en combinant des fonds publics et des contributions internationales.

Le montage financier repose sur un équilibre strict : 80 millions de dollars provenant de donateurs et 80 millions de dollars issus du gouvernement kényan. Le programme prévoit non seulement la création de nouvelles zones de conservation, mais aussi l’optimisation de la gestion des sites déjà protégés. Pour garantir l’efficacité de ces fonds, le modèle conditionne l’octroi des ressources à des avancées concrètes dans les politiques publiques, assurant ainsi la pérennité des actions engagées.

Le projet cible prioritairement quatre régions stratégiques, dont le parc de Tsavo, sanctuaire abritant 40 % des éléphants et 20 % des rhinocéros noirs du pays, ainsi que le corridor reliant le Maasai Mara au Serengeti. Au-delà de la simple protection de la faune, le président William Ruto souligne une dimension technologique et sociale : l’utilisation du numérique pour résoudre les conflits entre l’homme et la faune sauvage, tout en investissant dans des infrastructures vitales comme l’accès à l’eau et les routes pour les communautés locales.

À (re) lire : La méga raffinerie de Dangote s’implante à Lamu, Kenya

L’enjeu est aussi vital pour l’économie nationale. La nature représente environ 42 % du PIB kényan et soutient 70 % des emplois. En liant conservation et développement agricole, le programme Thamani Asili entend non seulement soutenir les populations locales, mais aussi aligner le Kenya sur l’objectif mondial de protéger 30 % des terres et des mers d’ici 2030.

Donnez-nous votre avis

En savoir plus sur SUNVI MEDIA

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture