
L’inauguration de la liaison entre In Guezzam et l’axe Arlit-Agadez, marque une étape cruciale dans le projet de dorsale transsaharienne. Au-delà de l’aspect technique, cette interconnexion scelle le rapprochement diplomatique entre Alger et Niamey dans un Sahel en pleine mutation.
Le ministre algérien et celui nigérien des Télécommunications ont officiellement mis en service la liaison en fibre optique reliant leurs deux réseaux nationaux. Réalisée conjointement par Algérie Télécom et Niger Télécom, cette infrastructure offre une capacité initiale de 100 gigabits par seconde, évolutive selon la demande. Pour le Niger, pays enclavé, l’enjeu est crucial; il s’agit de désenclaver les administrations et les entreprises en leur offrant un accès direct aux infrastructures internationales et aux câbles sous-marins via le réseau algérien.
Ce projet s’inscrit dans la stratégie du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), visant à créer un corridor numérique continu entre six pays : l’Algérie, le Niger, le Nigeria, le Tchad, le Mali et la Mauritanie.
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Si l’Algérie a déjà achevé son principal segment de plus de 2 500 km, le déploiement reste progressif. Au Niger, les travaux financés par la Banque africaine de développement (BAD) ont permis de livrer plus de 1 000 km de fibre. Le Tchad demeure le prochain maillon stratégique, bien que le chantier accuse encore quelques retards.
Bien que les relations entre Alger et Bamako sortent d’une période de fortes tensions, le Niger s’impose comme un médiateur clé et un pivot de la stabilité régionale. En investissant dans ces infrastructures de connectivité, l’Algérie réaffirme sa volonté de maintenir une influence stratégique au Sahel, transformant les réseaux de communication en véritables outils de coopération économique et de rapprochement politique entre les capitales de la région.






