
C’est d’ailleurs pour cela qu’il existe des écoles exclusivement dédiées au journalisme, rien que pour le journalisme. Les apprenants qui en sortent sont des journalistes. Ce n’est qu’à ce titre que le titre de journaliste est accordé à cette personne.
Oui, on me parlera des gens ayant acquis les compétences, les aptitudes et les connaissances dans ce domaine sur le tas, mais j’avoue qu’ils se font énormément former après aussi. À ce titre, on ne peut donc pas assimiler les créateurs de contenu, ces nouveaux agents du net, à des journalistes.
J’étais récemment sur un panel au Salon de l’information, de la communication et des médias (SICOM 2026) au Congo où le modérateur me demandait si les créateurs de contenu ne risquent pas de prendre la place des journalistes étant donné qu’ils sont sollicités tant par des particuliers que par des institutions et des gouvernants. Ma réponse est sans équivoque puisque je le pense sincèrement, c’est NON.
Quand on avait les premières images à la télé dans les années 60, on avait prédit la mort de la radio traditionnelle. Aujourd’hui, les deux évoluent très bien. Dans les années 2000, on annonçait la fin des journaux papiers (presse écrite) avec l’arrivée de l’Internet et des sites en ligne, aujourd’hui, tout le monde constate leur cohabitation. Il y a seulement quelques années en arrière, on prédisait la fin de tous les médias, tous ensemble compte tenu de l’apparition et de la montée des réseaux sociaux. Mais rien ne se passe. Au contraire, ces médias sont plus ancrés.
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La clé de cette longévité, c’est la cohabitation et l’adaptation. Journalistes et créateurs de contenu doivent cohabiter, collaborer et s’adapter, chacun dans son champ d’action afin de pérenniser la corporation de chacun. Tout comme je l’ai mentionné au SICOM 2026, aucun métier ne va disparaître, au contraire, ils perdureront et seuls les conservateurs intransigeants seront relégués au second rang et se retrouveront dans le lot des recalés de cet élan technologique et révolutionnaire.
Le journalisme est un métier, un art. La création de contenus exige aussi ses compétences. Et je reste persuadé que les deux personnages, dans cet esprit de collaboration et de cohabitation, feront des merveilles. Oui, j’y pense et j’y crois.






