Chronique de Nelie : La puissance du savoir fait entrer dans l’histoire

L’Iran et les États Unis ont signé un accord de paix pour mettre fin à la guerre. Déclenchée par Israël et les États-Unis sans un réel objectif, cette guerre nous laisse une vraie leçon de stratégie de survie.

À chaque crise internationale, une leçon revient avec insistance : la force d’un État ne se mesure pas uniquement à la taille de son armée, à la puissance de son arsenal ou à l’étendue de son territoire. La véritable puissance d’une nation réside avant tout dans sa capacité à former ses citoyens, à développer son intelligence collective et à bâtir une résilience capable de traverser les tempêtes de l’histoire.

Les récents affrontements géopolitiques au Moyen-Orient rappellent une vérité souvent oubliée; la technologie ne s’improvise pas, la souveraineté ne s’achète pas et la résilience nationale ne se décrète pas. Elles se construisent patiemment à travers l’éducation, la recherche scientifique, l’innovation et la mobilisation de toutes les forces vives de la nation. Depuis plusieurs décennies, l’Iran a fait le choix stratégique d’investir massivement dans la formation de ses élites scientifiques et techniques malgré les sanctions économiques. Aujourd’hui, le pays compte des centaines de milliers d’ingénieurs et de chercheurs formés dans les domaines de pointe. Chaque année, des dizaines de milliers de diplômés sortent des universités iraniennes dans les filières scientifiques, technologiques, industrielles et mathématiques.

Cette accumulation de savoirs a permis au pays de développer des capacités nationales dans des secteurs aussi stratégiques que l’aéronautique, l’énergie, l’industrie spatiale, la cybersécurité et l’ingénierie de défense. Derrière chaque missile, chaque système de détection ou chaque innovation technologique se trouvent des femmes et des hommes formés dans les universités, les laboratoires et les centres de recherche.

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La première ligne de défense d’un pays n’est donc pas son armée. Ce sont ses enseignants. La deuxième ligne de défense n’est pas son armement. Ce sont ses ingénieurs. La troisième ligne de défense n’est pas sa diplomatie. C’est la confiance qu’un peuple place dans ses institutions. Une nation forte est avant tout une nation qui croit en ses capacités intellectuelles. Mais une autre leçon mérite d’être soulignée; aucun pays ne peut prétendre à la puissance en excluant une partie de sa population. Le développement durable d’une nation exige la participation pleine et entière de toutes les composantes de la société, notamment les femmes.

L’histoire démontre que les sociétés les plus résilientes sont celles qui investissent simultanément dans l’éducation des filles, le leadership féminin, l’accès des femmes aux sciences, aux technologies, à l’innovation et aux centres de décision. Former une ingénieure, une chercheuse, une magistrate, une entrepreneure ou une responsable politique, c’est renforcer la capacité de résistance et de transformation de toute la nation. L’Afrique gagnerait à méditer sur cette réalité. La question n’est pas seulement de savoir combien de ressources naturelles possède un pays. La véritable question est de savoir combien d’ingénieurs il forme, combien de chercheurs il accompagne, combien de femmes il place au cœur de son développement et combien de citoyens il prépare à relever les défis de demain.

Le 21e siècle sera celui des nations qui auront compris que la connaissance est une arme stratégique, que l’innovation est une ressource souveraine et que la résilience collective constitue la plus grande richesse d’un peuple. Les empires se construisent parfois par la force. Les grandes nations, elles, se construisent toujours par l’intelligence.

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Et lorsque l’Afrique fera pleinement le choix de l’éducation, de la science, de l’innovation, du leadership féminin et de la bonne gouvernance, le respect qu’elle recherche ne lui sera plus accordé, mais il lui sera naturellement reconnu. Et pour finir, j’affirme sans ambage que la puissance militaire protège une nation, mais la puissance du savoir la fait entrer dans l’Histoire.

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