Togo : L’Assemblée nationale ratifie la convention de l’IOMed

En intégrant l’IOMed, le Togo s’offre un cadre institutionnel de haut niveau pour transformer son expertise de terrain en une influence structurelle durable dans la gestion des crises mondiales.

Dans une démarche visant à consolider son influence diplomatique sur la scène internationale, l’Assemblée nationale du Togo a adopté, le projet de loi autorisant la ratification de la convention portant création de l’Organisation internationale pour la médiation (IOMed).

Cette décision, prise lors de la deuxième séance plénière de la session ordinaire de l’année, marque une étape décisive pour Lomé, qui figure parmi les 35 pays membres fondateurs de cette nouvelle institution. Aux côtés du Bénin, du Gabon et du Nigeria, le Togo réaffirme ainsi son rôle de pilier de la stabilité en Afrique de l’Ouest.

L’IOMed, dont la convention a été adoptée en mai 2025 à Hong Kong, se donne pour mission de promouvoir le règlement des différends par le dialogue, la souplesse et le consentement des parties. L’organisation intervient sur quatre fronts stratégiques, à savoir : les litiges entre États, les contentieux impliquant des tiers, les différends entre un État et un ressortissant étranger, ainsi que les litiges commerciaux internationaux entre acteurs privés.

Selon le président de l’Assemblée nationale togolaise, le professeur Komi Selom Klassou, cette adhésion ne constitue pas seulement un acte juridique, mais un engagement moral. « En autorisant sa ratification, le Togo réaffirme son attachement à la paix et au règlement pacifique des différends », a-t-il déclaré, soulignant que la convention vient renforcer les mécanismes existants tout en respectant scrupuleusement les principes de souveraineté et de non-ingérence.

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Le Togo ne part pas de zéro dans cet exercice. Le pays dispose d’une expérience reconnue, illustrée notamment par la désignation du président Faure Gnassingbé comme médiateur par l’Union africaine dans la crise entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. Le ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions, Gilbert Bawara, a profité de cette tribune pour rappeler la vocation humaniste et diplomatique du pays. Selon lui, cette adhésion permet au Togo de partager son savoir-faire, non seulement pour préserver sa propre stabilité, mais aussi pour apporter un soutien actif aux nations sœurs, notamment dans le contexte complexe des crises au Sahel et au sein de la CEDEAO.

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