
Cette mobilisation, d’une durée de quatre jours, a été lancée suite à la détection d’un nouveau cas de polio fin janvier, marquant le retour de la maladie dans le pays après près de trois décennies sans enregistrement.
Le Malawi a récemment mené une campagne de vaccination de grande envergure pour enrayer une épidémie de poliovirus de type 2 dérivé d’une souche vaccinale. Les efforts déployés ont permis d’atteindre un taux de couverture vaccinale impressionnant, puisque près de 97 pour cent des enfants ciblés ont reçu la nouvelle version du vaccin antipoliomyélitique oral de type 2 (nVPO2).
Malgré ce succès notable, les autorités sanitaires sont conscientes de la nécessité d’atteindre tous les enfants vulnérables. Des campagnes de vaccination supplémentaires sont d’ores et déjà prévues afin d’immuniser les quelque 42 000 enfants qui n’ont pas pu l’être lors de cette première phase. Cette approche proactive souligne l’engagement du Malawi à éradiquer complètement la maladie sur son territoire.
L’épidémie de poliovirus de type 2 avait été déclarée par le Malawi suite à la détection du virus dans ses eaux usées. La présence du virus a été identifiée par les autorités sanitaires lors d’un contrôle de routine des eaux usées effectué dans le district de Blantyre.
A (re) lire : Malawi: Peter Mutharika fait son come-back la présidence
Fait remarquable, le district de Blantyre, lieu de la détection initiale, a montré la plus forte couverture vaccinale, atteignant 107 pour cent des enfants ciblés. Ce chiffre indique une mobilisation exceptionnelle des équipes de santé et de la communauté, permettant potentiellement d’inclure des enfants n’ayant pas été initialement comptabilisés dans les estimations de la population cible.
La poliomyélite est une maladie virale très contagieuse qui se transmet principalement par voie fécale-orale, notamment via l’eau ou les aliments contaminés, et plus rarement par les gouttelettes respiratoires. Le poliovirus peut entraîner une paralysie irréversible chez les enfants.
Pour le Malawi, la dernière riposte significative contre la maladie remonte à 2022. L’apparition d’un cas dérivé d’une souche vaccinale soulève des préoccupations et met en évidence l’importance de maintenir des taux de vaccination élevés et une surveillance environnementale constante pour prévenir de nouvelles résurgences. L’utilisation du nVPO2, un vaccin conçu pour minimiser le risque de dérivation en souche pathogène, est une stratégie clé dans cette riposte.






