Chronique de Nelie : Retrouvons notre humanisme !

J’en appelle surtout à notre conscience collective, retrouvons notre humanité.

Ce monde nous expose à des réalités qui dépassent l’entendement. Au-delà de la tristesse, il nous confronte à des spectacles d’une violence inouïe, au point de nous faire douter : sommes-nous encore dignes de nous appeler êtres humains ?

Car  les actes posés par certains  n’ont plus rien d’humain. L’humanisme semble disparaître, lentement, dangereusement. Et l’histoire nous a pourtant enseigné.

Nous avons connu l’horreur de la Shoah, nous avons étudié les dérives d’Adolf Hitler, cette folie d’extermination. La vente d’esclaves sur les côtes africaines et d’autres. Et pourtant, aujourd’hui encore, l’homme reproduit l’inhumain. Comme si nous n’avions rien appris. Mais ma préoccupation est ici, chez nous, au Bénin. 

Je n’ai pas eu la force de regarder cette vidéo qui a circulé. Rien que les récits suffisent à glacer le sang. Au nom de quoi peut-on attacher une femme, la ligoter, l’humilier, la violer, la torturer… et aller jusqu’à lui infliger une telle barbarie, tout en filmant, comme si cela relevait du divertissement ? À quel moment avons-nous basculé ?

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À quel moment notre société, pourtant riche de valeurs, a-t-elle perdu le sens de l’humanité ? Oui, heureusement, les forces de l’ordre ont agi. La police républicaine  a traqué et  les auteurs ont été retrouvés.

Et je salue le travail de l’Institut de la Femme qui a permis la prise en charge de cette survivante.

Mais cela ne suffit pas. Nous devons nous interroger. Nous devons réagir. Nous vivons dans un monde où la violence circule librement à travers nos écrans, consommée, banalisée, partagée. Parents, nous n’avons plus le choix : nous devons devenir des filtres. Des barrières conscientes entre ce flot d’images violentes et nos enfants. Le Bénin n’est pas un État de non-droit. La violence faite aux filles et aux femmes doit cesser.  Rien, absolument rien, ne justifie que des individus se substituent à la justice. Le corps d’une femme ne vous appartient pas. Et sa vie non plus ne vous appartient pas. Quelle que soit la faute commise, il existe des institutions pour juger. Ce n’est pas à vous de rendre une justice primitive, barbare, indigne de l’humanité. Aujourd’hui, je dénonce. Je suis écœurée et j’ai peur, tout simplement.

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